2008 | La fille de Carnegie

Printemps 2008

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Les mercredi 21 et 28,
jeudi 22 et 29,
vendredi 23 et 30 mai 2008 à 20h30
 Théatre de la Cité, Fribourg (Suisse)
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Dans la presse…

Emission sur Unimix (Radio Fribourg) avec Paul et Luca

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Descriptif de la pièce

Un monde où le luxe flirte avec East Harlem. Un monde où l’opéra nourrit les passions et les détruit.
Un univers où la volupté et le rêve se brisent au Metropolitan Opera, lors d’une représentation de la Flûte Enchantée, où „la Reine de la Nuit“ est le témoin de l’assassinat d’un homme sur un rythme vertigineux.
Une salle d’interrogatoire. La confrontation de deux ex-collègues, qui se vouent une haine farouche, pas moins dénuée d’une amitié brute. Lagana, devenu déctective privé, est-il coupable?
Tourneur arrivera-t-il à obtenir des aveux?
Une loge obscure. La fille de Carnegie agite les ficelles dans l’ombre pour obtenir ce qu’elle veut, tout en en payant les conséquences. Ses griffes sont-elles faites pour tuer ou pour se défendre? Qui est-elle vraiment?

Manhattan. La nuit. Des cigarettes. Du whisky. Beaucoup de whisky.
Séduction, manipulation, et secrets. Sur un fond de bassesse humaine, gonflée d’humanité.
Aimer. Haïr. Et de la musique. Beaucoup de musique.

Résumé

Manhattan.
Au Metropolitan Opera, un homme est abattu de trois balles de 38, en pleine représentation de La Flûte Enchantée. Mike Lagana, ancien policier devenu détective, est accusé du meurtre. Qui était la victime ? Et qui est la fille de Carnegie, cette femme mystérieuse que Lagana désigne comme la meurtrière ? Dans la salle d’interrogatoire, il se retrouve face à l’inspecteur Robert N. Tourneur. Les deux hommes, anciens collègues, se vouent une haine farouche.
La confrontation se transforme vite en affrontement personnel, tandis que l’enquête les plonge dans le milieu trouble des puissants de New York…

Quelques mots sur l’auteur

Né le 17 octobre 1974 à Paris, Stéphane Michaka a étudié la littérature et le théâtre à Cambridge. Les pièces de ce jeune auteur contemporain, telles que Lisèle, En l’Absence d’un Clown, Les 7 de la racaille, Le Trésor de Coquin de Sort, ont souvent été montées, voire même radiodiffusées pour certaines. Michaka écrit avec succès pour des publics différents (adultes, adolescents, enfants).
Créée le 14 mai 2005 à St-Laurent de la Salanque, La Fille de Carnegie a été lauréate du concours Beaumarchais-France Culture en 2005 : cette pièce connaît un franc succès de nos jours.

Ceci n’est pas du théâtre
C’est du cinéma… mieux encore…

Un privé séduit par une femme fatale, un inspecteur qui résout des énigmes à grandes gorgées de mauvais whisky, un fond sonore omniprésent, on a tous les éléments archétypaux du film noir. On se retrouve dans l’univers du Faucon Maltais, de Gilda. Il y a des références à Fritz Lang, à Alexander Scourby… Tout est là : alcool, cigarettes, violence, sexe et musique.

Le spectateur s’assied confortablement, le rideau s’ouvre sur un meurtre dont on cherche le coupable. Le film peut commencer si ce n’est qu’il n’y a pas de distance entre les acteurs et le public. L’écran vole en éclat. La narration aussi d’ailleurs. On est pourtant dans un triumvirat classique : Un accusé, un inspecteur et une blonde fatale. Le détective accusé raconte le déroulement du meurtre qu’il n’a pas commis : c’est la blonde qui est coupable : évidement. On est donc dans une salle d’interrogatoire : l’accusé parle. En flash-back, le récit des événement : où est la différence ?

Ici, les flash-back si typiques du cinéma ne constituent plus uniquement un espace temporel à part, séparé du moment auquel on le raconte. Il devient un espace scénique ouvert, dans lequel le policier écoutant l’histoire peut intervenir à tout moment, donner son opinion et remettre en question ce qui est raconté. L’action jouée sur scène est-elle réelle ou est-elle une invention ? La vérité disparaît d’autant plus que, sous l’effet de l’alcool, le personnage absent de la salle d’interrogatoire s’y invite, comme surgissant de nulle part. On a affaire à un chassé-croisé constituant un double viol de l’espace de la narration : un personnage présent s’invite dans un événement raconté et un personnage absent surgit dans le moment présent. Le but est de déstabiliser le public, de le tromper, de lui permettre de se poser les bonnes questions.

La vérité a-t-elle d’ailleurs une importance ?… Au fil de la pièce, plus on découvre les raisons du meurtre, plus ces raisons perdent de leur importance. Au final, le meurtre, l’événement qui permet la pièce, devient insignifiant, négligeable, voire absurde. La causalité de la pièce disparaît ; il ne reste que la pièce : cet espace où quelque chose est raconté.

Dans ce questionnement sur la vérité, la musique a toute son importance. Elle donne le ton. Chaque balancement de sentiment est non seulement souligné, mais défini par la musique. Ainsi, lorsque le détective embrasse la femme fatale, on entend l’exclamation du Rigoletto de Verdi : « Ah ! La Maledizione ». La musique nous envoûte et nous fait aussi oublier la quête initiant la pièce. On assiste alors à une variation autour du film noir dans laquelle l’histoire s’efface pour faire surgir l’essentiel : l’émotion communiquée au public.

Fiche technique

Auteur : Stéphane Michaka

Genre : Pièce policière

Editeur : L’avant-scène théâtre

Distribution : 1 femme / 2 hommes
Sondra : Géraldine Casutt
Lagana : Luca Pitteloud
Tourneur : Mathias Theler

Mise en scène :
Geneviève Gross
Paul Pignat

Format : Un prologue, 4 séquences, 1 épilogue

Durée : Environ 1 heure 30

Décor principal :
Une table, cinq chaises
Plus quelques objets utilitaires (un téléphone, une arme)
La scène est séparée en 2 parties distinctes : la salle d’interrogatoire et une loge du Metropolitan Opera

Installation :
Environ 45 minutes pour le montage
Environ 30 minutes pour le démontage

Cie théâtrale