2007 | La jeune fille et la mort

Printemps 2007

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Représentations

A Barjac le 14 avril, au Festival Théâtropes
A Paris le 18 avril, au Festival Arrache Cœur
A Lausanne le 8 mai, au Festival Universitaire
A Fribourg les 23, 24, 25, 30, 31 mai ainsi que le 1er juin, à 20h30, au Théâtre de la Cité

Résumé

Quelque part en Amérique du Sud, peu après le retour à la démocratie, Paulina Escobar survit dans le douloureux souvenir des horreurs qu’elle a subies durant l’ancien régime, en tant que militante. Un soir, son mari, un avocat nommé à la commission chargée d’enquêter sur les crimes commis pendant la dictature, tombe en panne et est secouru par le Dr Miranda. En l’entendant parler, Paulina croit reconnaître en ce visiteur celui qui 15 ans plus tôt lui a infligé – alors qu’elle était cagoulée – les pires tortures.
Mais est-ce vraiment lui le bourreau ?
« La jeune fille et la mort » devient alors un huis clos diabolique où les trois personnages passent constamment du rôle de victime à celui de tortionnaire, de juge à celui d’avocat.

Auteur

Né en 1942 en Argentine, Ariel Dorfman, l’auteur de cette pièce, a lui-même dû fuir la dictature, lorsqu’il habitait au Chili, après la prise de pouvoir des militaires, avec à leur tête Pinochet. Les thèmes de la dictature et de la torture apparaissent dans nombres de ses écrits.

 Site de l’auteur

Démarche artistique

Dans la mise en scène de « la jeune fille et la mort », les acteurs seront amenés à réfléchir sur la nature des relations interpersonnelles de ce huis clos judiciaire. En effet, le drame se développe, selon nous, autour de la question de la justice et de sa possibilité ou non de la rendre soi-même. La tension est inhérente au rôle même des personnages mis en scène: la victime, le bourreau potentiel et l’avocat. Chacun en prise avec son passé, regarde le présent avec des attentes et des peurs différentes. La rationalité de la justice de l’avocat rentre en conflit avec la soif de justice libératrice de la victime mais rassure le bourreau potentiel de la possibilité d’une procédure humaine et des inévitables jeux de pouvoir. Dès lors, l’interaction entre les personnages se tisse autour d’un lien binaire où chacun incarne la victime et l’agresseur dans l’espoir d’obtenir une faveur et atteindre la vérité. Le difficile accès à la vérité et la nécessité de la justice se discutent in vivo dans un trio à fleur de peaux où les fragilités et forces de chacun s’entremêlent à la complexité des relations interpersonnelles.

La metteur en scène
Geneviève Gross

Cie théâtrale